
La radio est un facteur déterminant pour promouvoir un CD, étant donné qu’elle touche beaucoup de gens en même temps. Si un disque est diffusé chaque heure, les chances d’augmenter ses chiffres de ventes chez les disquaires s’accroissent. Les passages en radio sont comptabilisés aujourd’hui pour l’établissement des classements ou airplays-charts (hit-parade). Le succès d’un produit ne dépend toutefois pas uniquement du média radio. Lorsqu’un morceau est diffusé quasiment en boucle sur les ondes, cela ne signifie pas nécessairement que tous les auditeurs vont se ruer sur les bacs pour acheter le CD. Les auditeurs et les acheteurs ne font pas forcément partie du même groupe.
Obtenir une interview à la radio alors qu’on est un groupe inconnu n’est pas une mince affaire à l’heure actuelle. Considérons le fait que les stations de radio reçoivent environ entre 60 et 100 nouveautés par semaine, cela n’étonnera personne. Se détacher du lot est tout particulièrement difficile en Suisse, où n’importe quel groupe peut trouver l’argent facilement pour financer son propre CD, ce qui explique pourquoi le marché est submergé de nombreux (mauvais) produits. Soulignons également au passage que les interviews ne sont pas vraiment d’un grand intérêt pour les auditeurs. Il faut par conséquent faire preuve de beaucoup de patience et avoir de bonnes relations pour être soutenu par la radio.
Il ne faut toutefois pas surestimer le pouvoir que peuvent exercer les radios. Il existe quantité d’exemples de groupes qui ont été complètement boycottés par des radios mais qui ont tout de même réussi à percer avec beaucoup de succès. Il existe aussi des styles de musique qui n’ont tout bonnement pas leur place dans la programmation radio. Le meilleur moyen de se faire connaître pour un bon groupe de scène est de donner un maximum de concerts.